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La Conquête de Valgaraan {En Construction}
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Jïnn


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Esprit Celeste
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♦ Occupation/Profession :: Esprit Celeste
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♦ Lieu de Résidence :: Valgaraan
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La Conquête de Valgaraan {En Construction}


La Conquête de Valgaraan



Des ancêtres Symryvvins, si l'on omet leur présumée ascendance céleste, on retient particulièrement celui qui fut le premier de la légendaire lignée Dokkàlfar à faire briller par delà les siècles l'aura de son patronyme ; Azahsar Symryvvin.

Bien qu'il se soit illustré comme le Prime Empereur ainsi que par maints hauts-faits lui accordant le titre de Conquérant, il est issu d'une ancestrale et noble souche méridionale, seigneurs depuis son édification, en l'an 209 de la première ère, de la Cité de Naazshisa, en Cynet. Né en l'an 1 293, Azahsar accède au pouvoir à l'aube de ses 110 ans ; initié en tout points celui de ces aïeux, son règne s'étendra sur un siècle et sept décennies d'une fantastique ascension, amplifiant les modestes possessions de sa glorieuse maison de la pointe Est du Cynet à la presque totalité du Continent de Valgaraan.




> La Conquête du Cynet {1415 à 1421}
> La Conquête du Val Garaan & du Siwalar {1422 à 1430}
> La Genèse de l'Empire, Fondation d'Asasius et  Conquête d'Iensar { 1432 à 1447 }
> La Conquête du Celegard { 14xx à 1469 }
> La Conquête du Sil'Rin { 1xxx à 1xxx }




La Conquête du Cynet {1415 à 1421}

Depuis leur fondation respectives et l'unification de la contrée en une région aux contours et territoires précisés en l'an 358 de la première ère, les localités du Cynet se livrent à de perpétuelles hostilités d'influence, et plus particulièrement les citadelles de Naazshisa et sa riveraine, Lasai.
Les deux villes, riches de ressources précieuses et de terres fécondes, se disputent depuis toujours la suprématie d'autorité de la région, sans qu'aucune ne prenne tout à fait l'ascendant sur son antique rivale. La souveraineté d'Azahsar sur Naazshisa n'est pas épargnée par ces tensions qui poussent le fier Alfe à agir, ce dans l'optique de mettre un terme à cette lutte qui menace sa prospérité.

A l'été 415, d'abord mémorable par ses presque insoutenables chaleurs ayant pratiquement desséché les oueds, l’Émir de la Cité d'Ambre rassemble sa milice ainsi que tous les citoyens en age de batailler pour se mettre en marche vers la Vermeille. Ainsi, l'armée de fortune d'Azahsar profite de l'aridité saisonnière pour traverser l'Elleb, d'ordinaire protégé par l'absence de gué. Lasai est tout de même alertée des mouvements de son téméraire voisin et se prépare de son côté à l'accueillir comme il se doit. Prestement, Ozehr III A'dar, le Prince de la Cité, mène sa légion à travers l'étendue du Ladeas, à la rencontre de son rival.

L'altercation attendue a lieu dans un contexte que le puissant lasari n'avait prévu ; au plus profond de la nuit le camp des troupes carmines , situé aux abords des rives du fleuve, est attaqué par les soldats d'ocre montés sur toutes sortes d'équidés, ce expliquant le caractère foudroyant de leur apparition. La défaite de l'ost est cinglante et se mure dans les mémoires comme « la débâcle de l'Elleb ». Rares sont les survivants qui atteindront à l'aube les colossales murailles de leur foyer, tandis qu'aux premières lueurs du jour devant l'affreuse perte de feu Ozehr, on couronne son frère, Eyseb A'dar premier du nom, qui décide immédiatement d'envoyer des émissaires informer les vainqueurs de son désir de trêve.
Afin d'éviter la ruine, ou pire, la salaison de ses terres et la destruction de ses bâtisses, Lasai propose à Naazshisa de devenir sa vassale, qui, conservant son autorité entre le Ladeas et l'Elleb, n'aurait de compte à rendre qu'à Azahsar en personne.

Ce revirement soudain des positions, et cette proposition inédite dans la politique du Cynet marque un tournant à la fois dans l'esprit du Conquérant, et dans l'Histoire du Monde ; l'idée que puisse naître un Empire. Ainsi s'ébauche alors, la Conquête de Valgaraan.

Le rayonnement des deux Cités et de leurs terres ne cesse de croitre avec les années, mettant alors Azahsar à la tête du plus Grand et opulent Etat dirigé par une même entité. L’unification d’une importante partie du Cynet favorise l’essor des échanges en tous genres ; commerciaux, ethniques, mais aussi culturels. Grâce au consensus proposé par A’dar, les populations n’observent que les évolutions positives résultant de ce système de gouvernance, ce contrariant alors les vents de révolte pouvant altérer cette prolifère entente.

Poussé par un intense et pesant désir d’expansion, après avoir récolté et savouré le fruit de sa prime victoire, le souverain Dokkàlfar toise avec intérêt ce qui sera son nouvel objectif ; Myernion, qui trône paisiblement à la pointe Ouest de la région. Depuis la prise de Lasai, la Cité du Ponant attend fébrilement son heure, se préparant à faire face aux troupes de l’envahisseur quand celui-ci se présentera à ses portes. C’est en 1419 que les avant-postes d’Halak rapportent l’approche de l’ost d’Azahsar, qui se fait surprendre par l’armée Myernienne, après la traversée des bois de Ya’arah. Si l’embuscade est d’abord un succès, les défenseurs ne peuvent rivaliser devant le nombre de combattants, soutenant avec ferveur les rangs du dit oppresseur, amplifié par le concours de la Vermeille ; la déroute est inévitable. Jeh’or Qatsyyn, l’émir de la Cité, est contraint de courber l’échine devant le Conquérant, se soumettant alors au Symryvvin selon des modalités similaires au Prince de Lasai.
Les possessions de l’Alfe s’étendent désormais sur plus de la moitié de la contrée méridionale,  et l’essaim du monarque ne tarde guère à passer les cols de l’Épine pour poursuivre son extraordinaire progression.

Quand Azahsar atteint Calab en 1421, plus modeste localité que ses précédentes et glorieuses prises, son noble représentant se plie sans opposition aucune au seigneur de Cynet, ses forces n’ayant aucun moyen de résister à la pression colossale de son opposant. La même année est annexé le territoire de Sah’Bned, dont le ralliement est renforcé par l’intérêt notoire de son Emir, Irhuka Han’Raïf, pour la Cause Symryvvin. L’emprise d’Azahsar couvre alors la totalité de la région australe, que son armée étend aux confins d’un domaine voisin libre de toute présence ; le Val Garaan, l'année suivant la conquête du Cynet.





La Conquête du Val Garaan & du Siwalar {1422 à 1430}

Emporté par ses réussites successives, Azahsar ne supporte plus l’austérité des murs gris de Naazshisa, qui lui rappellent qu’elle n’a que trop couvé la rudesse de ses prédécesseurs. Bien qu’ayant accompli ce que nul n’était parvenu à faire avant lui, ses ambitions et sa curiosité le poussent à considérer les étendues de terre inconnues par-delà les montagnes qui bordent le Val. Ainsi, il place à la tête de la Cité de l’Isthme un membre d’une des souches illégitime qui gravitent autour de sa noble ascendance ; Edric Vandryn, duquel perdurera la lignée des seigneurs de Naazshisa sous l’Empire.
Libéré de ces obligations concernant la citadelle de ces ancêtres, le Dokkàlfar se constitue un considérable escadron destiné à être nomade, constitué des citoyens issus de tout son territoire, pouvant alors repousser les limites de sa quête d’expansion.

A la fin de l’année 422, le Symryvvin franchit le Virellan pour mener son armée sous les remparts d’une grande Cité de l’autre région du Grand Sud ; le Siwalar. Dans un premier temps, Rys résiste, du moins ne fait point part à Azahsar de sa position, et ne cède pas devant l’imminence de la menace. Les jours et heptades défilent, tandis qu’un encerclement étrangement pacifique se prépare aux pieds des fortifications de la bastide. Stupéfait, Asymir Niss’ab, le souverain de la ville, ne tarde guère à profiter de l’absence d’affrontement pour finalement fléchir malgré quelques reliquats de réticence. Ainsi est adjointe aux possessions de l’Alfe Sombre la première localité de la Province qu’aucun résident de Cynet n’avait jamais visité.

Cet avant-poste implanté dans une région jusqu’alors relativement méconnue par sa voisine révèle qu’elle est aussi sujette à des émulations entre un duo de Hauts Lieux ; Nevenè et Cybèle, qui se disputent durement l’hégémonie locale. C’est la première, plus accessible et proche géographiquement, qui sera frappée par l’arrivée d’Azahsar en 1424.
A la façon de sa précédente prise, le Sombre Souverain dresse de quoi établir un siège, isolant alors la ville de façon à l’affaiblir sans avoir à l’assaillir frontalement. S’ébauche alors une tactique qui accompagnera toute la conquête du Siwalar ; celle de l’usure et de l’épuisement, le Dokkàlfar préférant faire usage de privations, pressions et de menaces plutôt que de se livrer à de couteuses batailles rangées. D’Heptades en mois, les ressources ne parviennent plus aux portes de l’Alcazar Marbrée et sa population se presse autour de la lignée régnante pour la convaincre de capituler. Malgré les suppliques de ses citoyens, l’Émir Ab’dall Zhurmal fait la sourde oreille, autant par bêtise que par fierté, et persévère dans sa politique de résistance. Pire encore, il ordonne à quelques régiments de sa milice de frapper le camp de l’envahisseur à la nuit tombée, gaspillant alors ses forces dans de vaines escarmouches.

Six mois après le début du blocus, et alors qu’aucun des parti n’a plié ni à l’appel de la facilité belliqueuse ni à l’intimidation, les portes de Nevenè s’ouvrent sur une intrigante procession. Des badauds armés de fouets et autres piques s’ébrouent sur les talons d’une file composée de quidams qui s’avancent l’air décomposé. Surpris par la scène, Azahsar est très vite informé qu’il s’agit de la maisonnée Zhurmal, que le peuple livre aux mains du Conquérant puisque leur patriarche n’a pu s’y résoudre lui-même. La ville accepte de se rendre, et le Souverain du Cynet condamne les malheureux à être pendus aux abords de la Cité, à titre d’exemple pour illustrer le sort réservé à ceux qui ne sauraient se soumettre à sa supériorité. Azashar Symryvvin étend alors son pouvoir jusque la pointe de la plus Australe du Continent, s’adjugeant la domination sur les terres de Niba-Saqqar, obéissant à Nevenè, ainsi que peu après, sur celles de la ville de Naqar. De la même façon qu’à Naazshisa, le Dokkàlfar désigne un représentant de son sang , Inalas Elmyrryn, comme Prince de Nevenè.

La prise d’Abbyre et ses environs, en 427, se déroule sans accroc particulier, ce en partie grâce à l’avertissement de Nevenè que Sendho Ajjmar, le cheik local, daigne à prendre en considération. A l’aube de la 25eme année du règne de l’Empereur en devenir,  de l’ensemble du Grand Meridion, seuls les plateaux d’Arsar demeurent insoumis. Isolée sur son promontoire aux limites du monde, frappée par les eaux conjointes d’Illadoria et de Cendel, Cybèle se dresse comme une bastide imprenable, qui résiste encore à l’influence du fier Azahsar, dont l’Ost amorce l’approche de la Cité d’Améthyste en 1428. Les baraquements et toiles s’élèvent autour de la localité qui rapidement exprime son désir de tenir tête au Symryvvin, qui, véritable précurseur quant au sujet des arts de la guerre, entreprend une manœuvre tout en finesse afin de parvenir à ses fins. Profitant d’une nuit clair mais paisible de l'été 429, accompagné de ses meilleurs champions, il pénètre la ville endormie par les canaux d’écoulement des eaux, s’infiltrant alors presque sans heurt jusque les murs du Sérail du Prince Shanai Nah’en, que le Dokkàlfar en personne réveille d’une caresse de sa dague.
Ahuri autant qu’effrayé, l’Emir n’a d’autre choix pour garder la vie sauve (ainsi que celle de ses citoyens) que d’accéder aux conditions de reddition imposées par le Conquérant, celles-ci agrémentées d’une légère humiliation pour n’avoir que trop longtemps protesté contre son autorité. Ainsi, Azashar impose le découpage du territoire initialement contrôlé par la ville pour une nouvelle fois implanter au pouvoir un individu de sa souche ; Vylar Irvyyn, Seigneur qui donnera son nom à sa cité ; Vilius.
S’achève sur ces évènements, en 1430, la Conquête du Siwalar, livrant alors aux mains d’un même être la gigantesque étendue du Grand Sud, jusque-là jamais unifiée sous une unique bannière.




La Genèse de l'Empire, Fondation d'Asasius et  Conquête d'Iensar { 1432 à 1447 }

A la tête de l’ensemble du Méridion et ses Grandes Cités, avec un territoire s’étirant d’une Mer à l’autre du Continent et rassemblant les nations de deux régions, Azashar édifie la physionomie de sa souveraineté en se faisant proclamer Empereur par les Princes Suderon lui ayant fait serment d’allégeance. Ainsi, sa couronne devient un Empire, dans lequel s’institutionnalise la politique instaurée lors de la prise de Lasai ; celle d’une gérance autonome des localités et leurs possessions, ayant juré fidélité et obéissance à la toute puissance Impériale, acteur principal et primordial de la fédération des peuples. Pour appuyer ces intentions, le Dokkàlfar décide d’ériger un témoignage tangible de ce régime novateur ; Asasius, qui sera l’étendard ainsi que le siège de son pouvoir.
L’emplacement retenu s’étend mollement sur les rives du fleuve N’tis, aux abords du bassin intérieur de la Mer Garaane. L’endroit est fertile, bien que marécageux, et surtout présente une situation centrale dans la géographie de l’Empire. Les ouvrages d’assèchement débutent en 432 de la Seconde Ere, et la Cité est fondée l’année suivante. Nombreux sont les Siwalii et Cynétiens qui viennent investir la citadelle à sa genèse, favorisant l’essor et le développement d’une ville devenant l’une des plus fréquentées. La demeure Impériale, le Palais d’Albe, initiée au même moment, verra sa construction achevée en 1 447. Azashar ne s’y installera qu’une décennie plus tard, à son victorieux retour des Grands Sables.

En effet, en 1433, son Ost traverse l’Oued Ishonoae, pour aboutir dans l’immensité d’Iensar. Si les intentions du monarque restent inchangées, sur les conseils du trio d’Excellences qui l’entourent (respectivement un Lasari, un Myernais et un Nevènite), il tend à pacifier ses méthodes de conquête, cherchant non plus à brutalement assujettir les territoires libres mais à les convaincre d’accéder aux avantages de l’organisation Impériale. Ainsi, accompagné des Emirs de Myernion, Lasai, Sah’Bned, Nevenè, Naqar, Vilius et Cybèle, ainsi que d’importants chargement de ressources précieuses et divers splendides présents issus de l’opulente contrée Australe, le Symryvvin entame une énième expansion de ses ambitions.

Les modestes Ytisem et Syemkher, proches de la rivière frontalière, sont les premières à recevoir la visite de cette exceptionnelle horde, dont peu ignorent l’existence. Couverts d’offrandes et de promesses, que soutiennent les Éminents accompagnateurs de l’Empereur, les cheiks des deux localités, Nymee Ahrahi et Sa'rybn Suuha, cèdent sans réelles difficultés. Certes, la menace des forces Impériale reste un puissant levier de négociation, et si l’infortune de ceux qui ont osé défier l’Alfe Sombre a transcendé les montagnes, l’intérêt mercantile d’un tel consentement résonne comme réellement avantageux. En outre, cette résignation s’accompagne de la création de routes définies, reliant ainsi leurs possessions à l’étendue unifiée.

La traversée des futaies d’Arqah mène la noble cohorte la Cité éponyme, dont le Maître, Usayl El'Azar, qui ne pouvant nullement rivaliser, se plie devant les prétentions impériales. Le domaine d’Arqah intègre le royaume Symryvvin en 1435, avant que quelques années plus tard, la suite du Conquérant n’entame une avancée le long de la Dorsale, dont les sommets se perdent dans les nuages.
Comme pour les précédentes cités d'Iensar, l'Empereur fait démonstration de sa grandeur en faisant parvenir aux portes dorées de la fière Hamil-Iham nombre d'impressionnantes gracieusetés, visant à étonner mais surtout charmer ses habitants. Les heures passent, les jours suivent, sans que l'on n’aperçoive entre les cyprès les silhouettes des envoyés impériaux, annonciatrices d'un évident succès. L'impatience teintée d'appréhension des Grands Princes du Méridion se voit promptement réduite, quant on distingue enfin les contours des cavaliers à la lueur du déclin du jour. Leur triomphant retour se teinte rapidement d'une glaçante horreur, quant on découvre que les inestimables présents sont revenus cousus avec une cruelle application à même la peau de leur porteur, ce qui dans un premier temps terrifie les seigneurs, avant d'éveiller en eux les maux du déshonneur et de l'humiliation. Bien qu'ils réclament tous l'action vengeresse d'Azashar, le Prince de Lasai, profondément offensé et revanchard, pousse son Maître à prendre les armes contre la récalcitrante et insultante cité des montagnes.
A la façon de Nevenè, plusieurs années auparavant, la hardiesse de la ville sera la cause de sa perte, et si le temps de faire venir les Osts du dokkàlfar en laisse au Prince d'Hamil-Iham pour se préparer à l'affrontement, l'issue demeure celles des précédentes entreprises de la Conquête ; l'éclatante victoire des forces impériales. En 1440, la lignée princière locale s’éteint sous la fureur du triomphant Symryvvin, qui nomme à la tête de la Cité l'une de Trois Excellences qui accompagne son règne, Abukk Ahun-Myra, le Myernais.

L’expansion de l’Empire se confronte alors aux abords de parages à la sécheresse oppressante, battus par de violents vents qui emportent les sables en de dangereux tourbillons, nommés en référence à un sage de la région, Eshbaras, disparu dans le désert alors qu’il y étudiait sa flore particulière. Si les locaux se refusent à entreprendre la traversée de cette limite naturelle qu’ils n’ont jamais osé ni réussi à franchir, le téméraire Azahsar se lance avec ses troupes suderonnes à l’assaut de cette bravade, qui ne saurait plus longtemps offenser son audace.
Le voyage se fait long, mais surtout périlleux, et si les pertes ne sont importantes en nombre, toutes ou presque auraient pu être évitées. L’achèvement de cette percée sans précédent amène la cohorte sur de fertiles coteaux, juchés au bord de l’Illadoria, jusqu’alors sauvages et inhabités. L’Empereur y cimente alors sa suprématie, deux ans après la prise d’Hamil-Iham, en édifiant la ville de Lahen, qu’il fait diriger une nouvelle fois par un représentant d’une lignée bâtarde, Asarg Neeryn.

A peine trois années plus tard, poussé par de visionnaires –là où d’autres diraient malins- conseillers, le Cheik de la Cité d’Edeb-Asyum, Meneha Am’harr, se rend à Hamil-Iham sous maigre et pacifique escorte, faire savoir au Symryvvin et sa suite son intérêt sincère pour leur cause. Le Prince ploie alors le genou de son plein gré, sans avoir été contraint par la suprématie ou la menace impériale. Si Azahsar s’en voit satisfait, cette simple acquisition ébauche en vérité un avenir plus attrayant encore. En effet, Edeb-Asyum entretient de bonnes, voir au-delà, relations avec une autre et importante Cité du Nord ; Sa’Hys, dont le territoire couvre la partie boréale de l’Iensar.
Am’harr se propose alors d’intercéder en la faveur du Dokkàlfar pour enjoindre la puissante localité à adhérer à l’Empire, pour d’évidentes manipulatrices et avisées raisons. Djaen Solebb, Émir de Sa’Hys, reçoit son homologue et voisin, avec autant de sympathie pour l’individu que de méfiance envers ses intentions. D’abord très réticent, il finit par refuser de donner suites aux suppliques de son hôte. D’heptades en mois, les cordiales requêtes se meuvent en une pression presque menaçante, mais c’est de la région voisine, le Royaume de Célégard, que viendra l’achèvement de la conquête de l’Iensar.

En 1447, soit deux ans après l’annexion d’Edeb-Asyum, des groupes de raids venus d’au-delà les montagnes de l’est sont repérés sur le territoire impérial, semblant se diriger vers la ville de Kaarna. S’il est presque habituel pour les cités du Nord d’accueillir l’arrivée d’envahisseurs Celegardiens, ils sont repoussés par les forces d’Azashar avant même de nuire aux possessions de Sa’Hys, qui quelques heptades plus tard revoit sa position au regard de la protection dont elle disposerait, Solebb acceptant alors de se soumettre au Symryvvin.



La Conquête du Celegard { 14xx à 1469 }

L’adjonction de l’impressionnante superficie des Grands Sables accroit considérablement l’étendue de l’Empire, qui s’épanouit désormais sur le continent en occupant en totalité son axe Nord-Sud.
Relativement plus jeune que les antiques régions Suderonnes, l’Iensar se révèle d’ailleurs plus docile et perméable aux aménagements et réformes qui accompagnent son entrée dans les provinces du sombre monarque.

Une énième fois victorieux, celui-ci regagne  prestement la Cité Impériale, quelques temps après l’annexion de Sa’Hys, pour se consacrer à la gestion de cette immensité sous son pouvoir. La nouvelle expansion de l’Empire et surtout cette opportune accalmie permet aux terres Symryvvin de gagner en opulence et prospérité, et, bien que contraint à occuper son Haut-Siège plutôt que de fouler les campagnes barbares, l’Empereur songe obstinément à d’autres conquêtes. En effet, depuis son départ des limites Boréales de ses possessions, le Dokkàlfar projette d’enfin accéder à la région inconnue qui borde le Grand Ouest, jusque-là hors d’atteinte en raison de l’important dénivelé de l’imposante Dorsale et les flots rigoureux de l’infranchissable fleuve Ithot.
5 années après l’achèvement de la conquête d’Iensar, Azahsar reforme son Ost, reprend la route vers Hamil-Iham puis se dirige vers Sa’Hys, pour entreprendre la prise de ces terres du Couchant.

D’ordinaire guère périlleuse pour qui sait les emprunter, la traversée des Sentes Fangeuses - itinéraire reliant les deux Cités en passant par de fourbes étendues marécageuses – se fait difficilement, notamment de par l’importance du convoi, sa vitesse modérée et la nécessité de recourir à des barges pour l’effectuer sur de grandes portions. Mais ce qui ralenti et même interrompt véritablement l’avancée de la cohorte se manifeste par une embuscade éclair, qui frappe promptement la fin du régiment, sans guère laisser le temps aux soldats Impériaux de réagir. L’effet de surprise condamne de nombreux troupiers au trépas, tandis  qu’aussitôt les assaillants s’évanouissent dans les parages brumeux des tourbes. Abasourdi, le Sombre fait de toute de même poursuivre la colonne vers sa destination, après examen des indices laissés par ces agresseurs et recensement des pertes.

L’arrivée à Sa’Hys lève le voile sur cet évènement, par la réception d’un pli envoyé par oiseau à son intention, signé de Sa Majesté Kaudartos d’Anigh, Roy de Celegardie, qui s’attribue l’intervention des marais et informe Azahsar de sa limpide disposition à résister et s’opposer à l’envahisseur.

Cet outrage met l’Empereur hors de lui, au point d’envisager de remettre à plus tard son incursion des Marches pour châtier l’impertinence de l’individu. Prompt à faire demi-tour vers la province dissidente, les conseillers du Symryvvin le persuadent de maintenir en partie ses premières visées avant d’inclure le territoire de l’effronté à ses projets, au moins en abordant la rive sauvage du Cyros. Azahsar, pressé d’en découdre avec son rival, laisse des riverains d’Hamil-Iham sous le commandement d’un proche du nom d’Helias Al’Dyyn, qui fonde le bastion d’Ar-Nath, point d’entrée dans l’inconnu Sil’Rin.

Moult envolées de volatiles vers les régions du Grand Meridion mettent en œuvre le désir de revanche de l’Alfe, qui fait rassembler une légion plus importante encore de combattants venus du Sud, afin de montrer toute l’ampleur de son courroux à son concurrent. S’il ne dissimule guère ses intentions, le monarque compte lui aussi d’un effet de confusion, en amassant ses troupes, en 1 453, aux abords du fleuve Amryn, près de l’importante Cité de Wylena. Modestement armée et vaillamment défendue, la ville ne peut que se rendre devant la supériorité des forces impériales et l’intelligence tactique de leur commandant. Yusourhan Ehsan renie alors son allégeance à Kaudartos et ploie le genou devant Azahsar qui progressivement étend son contrôle sur la partie sud de la Celegardie, sans trop s’impliquer quant à l’occupation et l’expansion de celle-ci.

C’est que, malgré cette victoire qui accroit toujours plus l’envergure de son Empire, le Sombre n’aspire qu’à retourner en cet Ouest qui l’obsède, où l’attend ce qu’il considère comme son véritable défi. Obstiné, le Symryvvin repart pour Sa’hys en 1 455, convaincu que le Sil’Rin incarnera son plus beau et noble triomphe. Tout aurait pu se dérouler selon ses plans si à peine ne s’apprêtait-il pas à franchir une fois encore le Cyros qu’il est averti d’un fâcheux bien que prévisible contrecoup ;  la reprise de Wylena par le belliqueux Kaudardos, facilitée par le diligent changement d’allégeance du seigneur laissé en place. Cette énième bravade plonge le Dokkàlfàr dans une colère noire que nul conseiller ne parvient à tempérer. Fou de rage, il se dirige vers les versants nord des Pics d’Aaln, où trône Corbyn, qu’il assiège avec une violence inouïe et jusque-là inédite.
En effet, avant d’atteindre les abords de la localité, Azahsar pille, brûle et détruit tous les villages qui se trouvent sur son passage, et pire encore, amasse les cadavres des pauvres ères pour les destiner à un usage que seule la cruauté tolère ; celui de projectile. Contre les hauts murs de la citadelle, l’Empereur envoie les dépouilles des hommes et bêtes des environs, autant dans le but d’affaiblir les défenses du lieu que la santé de ses résidants. La cité cède, son seigneur Tybalt Caynan est fait prisonnier, et tandis que l’on se remet douloureusement de cette terrible astuce, les miasmes proliférant en la ville posent les bases d’un vicieux mal qui plus tard affaiblira l’Empire et son dirigeant.
Laissant la malheureuse Corbyn tomber aux griffes du Conquérant, le Roy Kaudartos rassemble son armée en sa Capitale d’Anigh et prépare sa contre-offensive qu’il veut aussi brutale que ses soldats sont héroïques. La Bataille des Champs de Lin, que l’on date à l’été 456, scelle la rencontre des deux chefs de guerre et l’ultime victoire du légendaire Dokkàlfar.

A l’aube naissante de ce qui aurait dû être une douce journée, les cavaliers Celegardiens s’élancent sur la plaine tiède où s’épanouissent les abondantes et endémiques fleurs bleues de la région, déterminés à affronter leur destin et leur incroyable ennemi. Leur course effrénée est vite interrompue par des lignes ordonnées d’archers impériaux, et surtout leurs impitoyables traits qui fusent parmi les rangs de la charge, brisant la course de moult valeureux.
Tandis que la troupe équine réduit la distance avec le front, gagnant ainsi en force de frappe, l’issue de l’offensive s’esquisse en faveur des impétueux hommes du Nord qui atteignent rapidement le point de mêlée, décimant de plein fouet la lisière de l’infanterie d’Azahsar. Les Soldats du Symryvvin tombent sous la féroce poussée et la victoire semble plus qu’acquise à la cause de celui qui osa tenir tête au conquérant.
C’est sans compter sur une horde montée aux couleurs impériales, envoyée depuis les flans des positions ennemies, venant s’abattre sur l’armée de Celegardie tandis que son Prince et sa garde rapprochée battent en retraite et fuient vers Anigh.






La Conquête du Sil'Rin { 18xx à 1824 }

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