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Shynrhaella Irvyyn Sin'dorah | Princesse Ointe des Oliveraies
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Shynrhaella Irvyyn


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Recueil

Recueil
♦ Occupation/Profession :: Grande Mercante de la Compagnie du Couchant
♦ Race/Sexe :: Blàràlfar {Alfe Azurine}, Féminin
♦ Lieu de Résidence :: Vilius & Nevenè {Siwalar}
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Shynrhaella Irvyyn Sin'dorah | Princesse Ointe des Oliveraies







Shynrhaella Irvyyn Sin'Dorah




Généralités



◈ (Nom)
Irvyyn par sa parentèle, Sin'Dorah par alliance. Si la dame porte les deux patronymes, il est d'usage que l'on se limite à celui dont elle a hérité, au grand dam de son époux.
◈ (Prénom) Shynrhaella que tous s'accordent à réduire à Shynrae.
◈ (Titre(s)) Grande Mercante de la Compagnie du Couchant, Emir de Vilius, Princesse Ointe des Oliveraies, Grise Sirène, Dame de Sel, la Silicieuse, la Douce-Amère.
◈ (Race) Blàràlfar {Alfe Azurine} à très nette dominante Dokkàlfar, de sang-mêlé Syyrn par sa mère.
◈ (Sexe) Féminin.
◈ (Age/Date de Naissance) 86 ans, Née en Asâyesh de l'an 431, Ère Tertiaire.
◈ (Lieu de Résidence) Nevenè et Vilius, en Siwalar.
◈ (Occupation/Profession) Shynrae n'exerce pas une profession tel qu'il lui en faudrait pour s'offrir son pain quotidien. Du véritable labeur et du mérite, elle ne connaît que très peu, voir même rien. Oisive quand elle en a l'occasion, elle possède pourtant à sa charge l'exploitation et le commerce de nombre de ressources endémiques de sa région natale, tel que l'or pâle des carrières de Vilius, le marbre opalin et l'obsidienne de ces mêmes gisements, ainsi le privilège de disposer de l'unique filon de diamants du Continent.
De plus, s'ajoutent à cette impressionnante liste les éminentes oliveraies des abords de Vilius ainsi que certaines des ouches de citronniers siwalii qui lui reviennent par patrimoine. De ces ressources aux mains de sa lignée depuis des siècles, l'alfe n'en fait rien, du moins par elle même. Mercante et non marchande, elle charge volontiers sa suite de conseillers et camelots aux rouages de la négoces et du quotidien de ses affaires, ne gardant pour son office que les plus hauts arrangements. Seul l'affinage des huiles de ses productions éveille son intérêt relativement placide, activité pour laquelle elle consacre nombre de ressources, de temps et de Dôhbans.
◈ (Possessions/Biens) Il serait presque plus aisé et succinct d'exprimer ce qu'elle ne possède point, car rien ne résiste en ces terres à la puissance de l'argent et de l'influence, atouts dont Shynrhaella ne manque pas.
Au delà des richesses des recettes de ses commerces, la Froide Dame possède divers legs de son ascendance, ainsi que d'autres acquis par sa propre réussite. Si Mydh, le Fort de Vilius, abrite la demeure des Irvyyns depuis la conquête du Siwalar par Azahsar Symryvvin, la Grise dispose en outre d'un cossu pied à terre dans le quartier nobiliaire de Nevenè, ainsi que le modeste sérail de son époux Augustus Sin'Dorah.



Descriptions



◈ (Apparence & Compétences Physiques)


Si le caractère olfactif pouvait être considéré comme un attribut descriptif, il est indéniable qu'il serait invoqué en premier lieu au sujet de Shynrae. Non pas qu'elle soit incommodante du fait d'un arôme corporel soutenu ou désagréable, bien au contraire, sa présence est inévitablement en premier lieu ressentie, et surtout sentie.
Les effluves doucement acides des agrumes de ses plantations mêlées à la délicate fragrance des lys et autres tonalités fleuries parsemées de reflets salins s’articulent en un caractéristique exhalaison autour de sa personne.
Du reste, on notera l’évidente élégance de la dame, toujours apprêtée comme si le moindre déplacement était d’importance, dévoilant au monde l’impressionnante quantité de panoplies en sa possession ainsi que l’étendue presque infinie de sa collection de bijoux, celle-ci gracieusement amplifiée  par son diamantaire et joaillier de conjoint. Cette allure distinguée est d’ailleurs accentuée par sa haute taille, rendue plus étirée encore par son inquiétante maigreur.  
Malgré des traits expressifs, peu peuvent se targuer avoir aperçu plus qu’un mépris d’usage sur cet agréable minois gris-bleuté. Rarement souriante sans pour autant être bougonne, ses lippes ne se dérident que pour ce que Shynrae juge nécessaire ; nombre de cas sont à ses exigeants yeux, sans appel. Pour parfaire ses atours de perpétuelle représentation, l’Alfe se plait à arborer de sophistiquées coiffures, mettant en valeur l’opulence de sa crinière d’ivoire. Ainsi, cascades de boucles, tresses et autres couronnes de mèches viennent encadrer la finesse de son faciès, mais surtout dissimulent l’existence de ses attributs Dokkàlfar, déjà peu proéminents. Pour ce qui est des caractères physiques de ses origines maternelles, la Douce-Amère n'a préservé, malgré elle évidement, que la teinte particulière de ses yeux, qu'elle arbore d'un mauve profond, parsemé d'éclats d'ambre brillants issus de son lointain fiel Symryvvin.

◈ (Psychologie & Connaissances)

Par delà la douceur de son parfum , qui embaume qui croise la route de Shynrhaella, on observe une propension particulière à l'absence d’amabilité, qui dénote cruellement avec le clément bouquet imposé par sa présence. Ceux qui la côtoient eux-même se surprennent régulièrement de son manque de finesse, voir de complaisance. Sans être dénuée de politesse, la Sirène se montre rarement autrement que sous un masque de sècheresse. ; froideur expressive qui ponctue la moindre de ses interactions sociales. D'aucun disent de son mauvais caractère qu'il est dû à la fournaise ambiante du Siwalar, lui ayant aspiré le moindre reliquat de chaleur humaine. Ironiquement, ces commentaires voulus médisants lui arrachent sporadiquement quelques rictus que l'on pourrait associer à de l'amusement.
Flegmatique et mesurée, elle distille alors une glaçante causticité à qui prête une oreille intéressée aux tonalités profondes de sa voix. Pourtant c'est une certaine forme de curiosité froide qui l'anime, une gourmande appétence pour la découverte, les sciences, et quelques autres domaines qui exigent un intellect suprême. Ainsi, Mydh abrite une impressionnante bibliothèque que trop peu d'âmes encore de ce monde ont pu admirer de leurs propres yeux. Collection privée des Irvyyns depuis des siècles, feu Allister soutenait même qu'il possédait les écrits originels de la céleste Basmat, ainsi que les apostilles du Conquérant lui même. Que ces affirmations soient fables ou réels trésors des lieux, Shynrhaella se complait à s'extraire de l'évidence du temps présent entre les murs couverts de livres, pour se laisser aller à des rêveries d'ailleurs qui n'appartiennent qu'à elle, et dont nul ne sait rien.



Ascendance & Origines




◈ (Parents)
Allister Irvyyn de Vilius (†) et Sherenei (†), tous deux disparus.
◈ (Fratrie) Un Demi frère, Avétis Irvyyn (†)
◈ (Descendance) Des semences s'étant échappées de ses entrailles, fort heureusement pour elle, n'a abouti aucune engeance dont elle ai ni la charge ni la connaissance.




Contextualisation





◈ Quels souvenirs garde votre personnage de la ville où il est né ? Y réside-t-il encore, ou sinon, pourquoi en est-il parti ?



Oscillant entre la Citadelle populeuse de Nevenè et la quiétude de ses possessions du Vilésan, l’Émir de la Cité d'Obsidienne demeure malgré ses obligations en la grande bourgade un digne rejeton des oints Irvyyn de Vilius. Native de l'aromatique sérail de Mydh, qui surplombe les venelles escarpées de la bourgade aux faîtes d'ébène, l'enfance de Shynrae fût bercée par la moiteur des huiles, les effluves d'olive et de citron, ainsi que le chant singulier des paons d'Arsar.
Ces images idylliques, gravées dans sa mémoire infantile, la Dame de Sel s'octroie à outrance l'occasion de les contempler, quand le cœur ainsi que les conjonctures s'y prêtent. Les mauvaises langues diraient qu'elle ne s'est jamais réellement installée en l'Alcazar Marbrée, où elle occupe pourtant une place d'importance, et convoitée. La Silicieuse répondrait alors qu'elle n'agit que pour sa plèbe, accoutumée à la présence de son Émir en la Cité. Évidement, son entourage à Vilius l'encourage à étendre la durée de ses séjours à Nevenè, chose à laquelle la Sirène consent difficilement. Et bien que guère éloignées l'une de l'autre, sur le même territoire, les trois malheureux jours et quelques de chevauchée qui séparent les deux bastides lui apparaissent dans une direction d'une félicité irradiante, dans l'autre d'une langueur infinie.
Si la moindre once de volonté semble avoir déserté ce choix d'existence, il n'en est rien. Shynrhaella réside en ces deux fiefs pour des raisons de gouvernance toutes légitimes ; d'une part comme Altesse du Vilésan pour ses possessions d'Arsar, de l'autre comme Grande Mercante de la Compagnie du Couchant, corporation régentant les terres de Neveh depuis la destitution des Elmyrryn.




◈ De façon générale, comment votre personnage est-il perçu par ceux qui l'entourent ?



Étrangement, c'est dans une vision inversée de son entourage que s'étire la considération positive {ou relativement..} de l'Ointe. Ainsi, plus l'on est distant de sa personne, aussi bien de façon physique, spatiale, que relationnellement parlant, plus il est aisé d'avoir écho d'une Dame Irvyyn au tempérament assuré, tranchant voir même abrupt, bien qu'à l'esprit vif que l'on assure tout de même de bonne volonté. Les plus malavisés la considéreraient alors bêtement têtue, sans que jamais cela ne définisse l'hautaine franchise dont elle est capable.
Ceux qui l'entourent ne sont guère à considérer comme de véritables proches, au sens affectif du terme. Dans son sillage ne gravitent que les membres de sa maisonnée ; duègnes, serviteurs et intendants, ou encore sa suite de conseillers, brillants esprits destinés à apaiser le sien. L'entente avec les premiers n'existe que par des rapports d'autorité, dénués de la moindre richesse d'échange, tandis que le lien avec les second incarne un bien précieux que la Grise ne saurait renier. Pourtant, ceux qui la côtoie et ce, au quotidien, sont les plus à même de subir la distance assumée de son caractère, l'aigreur de ses propos et la rudesse de ses avis. L'Alfe est d'ailleurs d'une exigence folle avec son cercle restreint, rendant alors difficile la naissance d'un intérêt sensible pour elle. Les membres de la Compagnie du Couchant fréquentent alors ce que d'autres considéreraient comme une méprise de la Sirène ; un être dur bien que parfois conciliant, ferme, souvent trop, mais maintes fois juste. Concernant Augustus Sin'Dorah, le considérer comme son compagnon serait s'abuser sur la nature de leur union ; en rien de l'amour, ni une once d'affect, mais un glacial arrangement de convenances, qu'elle voudrait voir se réduire à son minimum tandis que lui, pour d'inconnues et obscure raisons, s'est pris d'une virulente ardeur pour son épouse.
Seul son armada de félins et de paons , à Vilius, bénéficient du peu de bonté elle est capable, la faisant alors apparaitre sous un jour presque enfantin, dévoilant le cœur attendri qui gît sous la glace.



◈ Par qui votre personnage a t-il été éduqué ? Dans quel environnement ?



Du fait de sa présence accidentelle à la tête de la commune de ses ancêtres, aléa de filiation comme il en arrive à chaque fructueuse union illégitime, l'Alfe n'a guère été élevée dans l'optique d'être un jour -comme elle se refuse d'ailleurs à être considérée, de part l’appellation et non le titre - Princesse du Vilésan. Non pas dans la mesure où elle n'a point reçu une quelconque éducation digne de son rang, mais qu'elle n'a jamais tout à fait été considérée par son géniteur disparu comme une potentielle héritière des domaines Irvyyn. Cela étant, et au vu des importants moyens à sa disposition, Shynrae s'est vue instruite , par moult patients précepteurs, des nobles et importantes choses qui régissent l'existence des plus grands ; des récits mythiques  de Valgaraan à de plus pragmatiques études d'oratoire, ce sont les malices et autres habiletés malignes qui ont éveillé le plus son intérêt.



◈ Votre personnage a t-il voyagé sur Valgaraan ? Jusqu'où est-il allé et pour quelles raisons ?



De façon générale, les errances et autres déplacements convenus sont de grandes sources de déplaisir pour la Dame Grise, celle-ci trouvant particulièrement désagréable la rusticité des carrosses, pire encore concernant l'inconfort de l'échine d'une monture. A la façon d'autres rejetons d'heureuse extracte, il lui a été donné l'occasion de visiter ces étendues décrites au travers des grandes sagas, d'apprécier de ses propres prunelles d'améthyste des paysages et villes que les mots lui avaient rendu familier. En grandissant, en vieillissant, seul son frère perpétuait ces anciennes vadrouilles, elle restant confinée à Vilius et ses alentours.  Son orgueilleuse charge l'amène aujourd'hui à réfréner cette aversion du voyage, la contraignant régulièrement - trop à son goût - à arpenter les grands itinéraires du Méridion qu'elle ne connaît que trop bien. Si nombre d'endroits de Valgaraan n'incarnent plus que des souvenirs ou visions altérée en sa mémoire, les étendues Boréales lui sont rigoureusement inconnues.



◈ Quelles croyances dominent sa vision du monde ? Sont-elles celles avec lesquelles votre personnage a grandi ?



Sans remettre en questions les mythes et récits fondateurs de la genèse du Monde, ainsi que toutes les autres créations célestes, et malgré un attrait particulier pour l'écriture de la déesse aux x bras, Shyn n'est guère une déiste assidue. Comme il est coutume, elle respecte les rites relatifs au Frère et à la Sœur, tout comme elle prend part aux cérémonies instiguées par le puissant culte de la Tryade, mais cela de façon plus orientée, intéressée que réellement fervente et convaincue.

à compléter avec le BG (...)



◈ Votre personnage est-il affecté par la Souillure? Si oui, quelles compétences possède t-il et comment les a t-ils découvert puis développés?



La Dame Grise fait partie de cette immense partie de la population Valgaraane qui considère avec raideur et intransigeance le cas des Souillés, individus à la cause perdue. Bien que ne connaissant qu'en surface les dits signes qui attestent de la contamination du mal, la certitude de n'être des leurs résonne pour Shynrae comme la plus criante des évidences. Que lui arriverait-il si le malheur décidait de s'abattre sur elle et sa réussite ? Ce sont là des considération où sa lucidité ne peuvent la porter, reconnaitre l’existence de cette peste, dont peu peuvent se targuer d'en avoir été témoin, équivaudrait presque à la cautionner.



◈ Que faisait votre personnage et où se trouvait-il lors de l’Aube Morne ?



Lors du passage à la nouvelle année, la 502eme de l’Ère Tertiaire, l'Alfe se trouvait à Nevenè, à Nheykis, le Castel d'Or, Palais de la ville, en compagnie de ses associés de la Compagnie du Couchant. La troupe festoyait grassement comme ils en avaient l'habitude depuis leur accession à la tête de la Cité, se targuant de proposer des festivités à même de rivaliser avec celles destinées à accueillir les entités Impériales. A vrai dire, il s'agissait là plus d'une ripaille officieuse où les vins du Méridion se mêlaient à des suites infinies de mets qu'embaumaient les effluves d'encens et d'opium. A la façon des Fastes, ce théâtre d'indécence était amené à durer une heptade entière, voir plus selon les provisions restantes, sans que nul ne puisse envisager le drame imminent.
Représentants du noble sang Irvyyn, son géniteur ainsi que son demi-frère étaient eux présents à Syemkher, lors des tragiques évènements de l'Aube Morne.



◈ Comment a t-il appris l’événement et y a t-il réagit ? Comment les conséquences de ce drame ont influé sur son existence ?


D'aucun n'eut à attendre de recevoir un pli à son attention personnelle pour être informé de la nouvelle ; à peine Phegée avait atteint le zénith de l'Armaqâtab que se murmurait  l'impensable dans les rues de l'Alcazar Marbrée, et probablement dans toutes les Cités Valgaraanes. D'une grossissante rumeur, grondaient des ébauches d'affirmations auxquelles seul le temps pouvait rendre jugement. En à peine trois jours après le drame, le temps pour les coursiers d'atteindre Nevenè, la nouvelle s'était propagée à une vertigineuse vitesse, étoilant depuis Syemkher, meurtrie, d'où se retiraient par vagues successives les visiteurs et la liesse révolue.
La Prime réaction de Shynrhaella fut de se parer d'une réserve de façade, distance feinte qu'elle se forçait à afficher comme une réponse adéquate à la disparition de membres de sa parentèle étendue. Branche illégitime des Symryvvin, la lignée Irvyyn entretenait depuis toujours, et plus particulièrement après avoir bénéficié des bonnes grâces d'Azashar, d'admirables relations avec la noble engeance, à qui elle devait puissance et prospérité. Guère trop impliquée dans cette glorieuse filiation, de part son fiel plus abâtardi encore par celui de sa génitrice, intrigante Névenite à laquelle succomba Allister, que par son éloignement par celui-ci du legs Vilésan, la Grise ne portait guère un regard trop passionné sur les personnes Impériales. Ce, jusqu'à ce que l'Impératrice Yskandara en personne, approuve et soutienne l'insurrection des Grands Mercantes du Couchant, qui s'élevèrent contre une autre souche cousine, les Elmyrryn, antiques seigneurs de Nevenè.
Ce souvenir lui revint en premier lieu, quand dans l'intimité de ses appartements elle pouvait se laisser aller à ce qu'aucun ici bas ne retenait ; un profond abattement soutenu du chagrin d'une perte atroce pour le Monde et son unicité. Shynrae perdait alors une partie de sa famille, sans savoir que l'autre les rejoindraient sous peu dans l'au-delà, tandis que Valgaraan souffrait de la disparition des derniers représentants de la maison du Conquérant, celui qui avait fait de ses ambitions des ères d'accalmie. La peur de l'avenir avait de quoi saisir les entrailles de quiconque prenait la pleine conscience, au delà du deuil, de l'absence d'entité supérieure destinée à régner. La Régence Rouge donnerait raison à ses inquiétudes,  et pire encore, à ses plus épouvantables craintes, quand son père se donna la mort, en 503, ne pouvant supporter la cruauté du Chancelier Alsakhr.
Le Vilésan échut à Avétis, qui à peine devenait Prince, fut frappé de ces sadiques soubresauts du destin, une de ces maux qui emporte avec lui les derniers éclats de vie.



◈ Quel regard porte votre personnage sur le Haut-Concile de Valgaraan ?



Que pouvait-il arriver de pire, après le court règne du pantin Vahadar? Pour autant, la ruse de Nebryt, que Nevenè a soutenu dans sa genèse, incarne t-elle ce qui doit suivre l’œuvre du Conquérant ? Et que reste t-il de ce secours, que nul n'a considéré quand l'odieux Nebryt et ses pairs Princes ont invité au retrait quelques Grandes Cités Valgaraanes, pour autre motif que celui du sang, ou plutôt de son absence ? Ces questions de légitimité concernant qui siège ou non à leur assemblée dite suprême l’exaspèrent autant qu'ils la font ricaner ; c'est bien la preuve que le Conseil s'embourbe en des égards dont la finesse et l'intérêt sont discutables. En repoussant Nevenè de leur comice, en donnant un crédit injustifié à la faiblarde Cybèle concernant le Siwalar, le Haut-Concile a achevé de perdre tout bien-fondé aux yeux de l’Émir de Vilius et de ses pairs de la corporation. Et s'ils ne peuvent, ni ne consentent à afficher notoirement leur rejet de l'autorité de la chambre, leur allégeance se porte en leurs intérêts propres, rêvant à un Valgaraan affranchi du pastiche d'un Empire Symryvvin consumé.
Au cœur de cette révolte muette, Shynrhaella Irvyyn se prend à embrasser la cause de son sang trop longtemps mise en sourdine, accentuant alors son acerbe opinion quant aux valeurs et à la validité de ce qu'elle considère comme la cour de Nebryt.



◈ Où réside votre personnage et de quoi vit-il ?



Si c'est uniquement le patrimoine et ressources des territoires Irvvyns qui subvenaient à ses ancêtres, Shynrae a su mettre en œuvre de plus larges visées, de façon à accroitre ses appointements perçus. D'abord par une avantageuse alliance, certes, antérieure à son accession au pouvoir mais dont elle récolte encore les lauriers aujourd'hui, et puis par des intentions nouvelles sur les questions du commerce des atouts du Vilésan. Ainsi, en plus de l'antique demeure de son ascendance, le Palais de Mydh, édifice où s'épanchent surfaces de cipolin d'albâtre, décorums de silices noires-violacées, le tout rehaussé des endémiques diamants des gisements voisins, l'Azurine dispose d'un somptueux logis Nevènite, niché au cœur de la Cité, ainsi que d'un accès à sa convenance au foyer de son époux.



◈ De qui s’entoure-t-il au quotidien ? Quel genre de relations entretient-il avec les autres ?



" De tout ceux qui sauraient l'instruire de leur génie sans jamais lui en donner le moindre indice. "
Tels pourraient être les propos de ceux qui, actuellement, constituent sa suite à Vilius, dont la sagesse n'égale certainement que la patience de côtoyer et servir une si pénible personne. C'est qu'à part ceux dont les offices sont liés à sa position, la Blàralfàr ne s'égare guère dans ce qu'elle s'applique à considérer comme des " relations gratuites ", qui lui inspirent le plus grand mépris.
Ainsi, elle n'entretient que des liens strictement dirigés vers des intentions mercantiles, rarement désintéressés, qui conditionnent la moindre de ses interactions avec autrui. Qui n'a rien à lui apporter ne peut que passer son chemin ...



◈ A quoi aspire le plus votre personnage ? Quels moyen est-il prêt à mettre en œuvre pour approcher (ou atteindre?) ce but ?


A quoi peuvent prétendre, ceux qui disposent de tout ce qu'ils désirent? Peut-être, de la reconnaissance de la part de ceux qui ont insulté la puissance de la Rutilante en l’évinçant des conviées du Concile, ou encore, des considérations plus admiratives et poussées pour sa légitimité et celle de son ascendance ? Toujours est-il que, quelles que soient ses convoitises, passagères et capricieuses ou gangrénées dans son esprit, Shynrae se donnera toujours de quoi actionner les leviers qui l'intéressent, en assurant ses arrières au cas où elle serait rattrapée par son avidité. Habile autant que subtile, l'absence de cœur qu'on lui attribue comme un fardeau saurait être la clef de ses manigances et de leur succès.



Histoire







{ Seconde heptade du mois de Shirin, An 506 de l’Ere Tertiaire. }



Pour la première fois de son existence, le retour à Vilius, dont d’ordinaire elle se languissait presque douloureusement, lui apparaissait comme la pire des épreuves à surmonter. Chaque lieue ainsi franchie, la Grise se retenait d’ordonner que l’on fasse demi-tour, retrouver l’éloignement de Nevenè et ses offices sur place. C’est que, elle avait cruellement besoin de s’occuper l’esprit, et de chasser les assauts amers de l’affliction menaçante, plus que de se les infliger en plein cœur, présentement par le simple fait de s’approcher de sa région natale.

Le caractère pressant de la situation imposait sa présence à Mydh, où on l’avait averti de l’état de son demi-frère, Avétis, Emir de la Cité, et de l’avancée spectaculaire, inquiétante aussi, de son mal. Le Vilésan ne parvenait à réchauffer son essence sinistre, les effluves des ouches qui usuellement lui arrachaient de sincères élans de joie ne lui inspiraient que dégoût et haut-le-cœur qu’elle parvenait miraculeusement à conserver en la raideur de sa gorge. Pire était l’âpre émanation qui flottait autour du Palais, imprégnée en ses murs depuis la disparition de leur aïeul ; celle de la mort, qui ne cessait de les tourmenter.

« Dame Irvyyn … » Murmura l’homme à la toison d’un gris terne mais brillant comme savait l’être l’argent au sortir de coups de pioche. «  Je vous prie de me pardonner de vous importuner de la sorte, alors que vous mettez à peine pied à terre et retrouvez votre chambrée…. Mais … Vous devriez vous rendre à son chevet, de suite … » Il poursuivit sa phrase avec douceur, pénétrant doucement dans la pièce assombrie par les épaisses tentures qui masquaient les faisceaux qui rayonnaient au dehors. La porte se referma presque sans bruit, comme pour mieux annoncer celui du sanglot que la Grise n’avait que trop longtemps retenu.
« Mesym… Je ne peux pas…. » Lâcha-t-elle aussitôt comme pour conjurer son égarement, avant de laisser s’échapper une autre saccade. Tournant le dos au Haut-Conseiller, l’Alfe s’appliqua à conserver son endémique ton monocorde pour reprendre. « Je n’y arrive pas … »

« Cela ne peut attendre. Vous devez le voir. » Rétorqua sèchement le sage secrétaire de sa maisonnée, l’empathie de son phrasé glissant vers une fermeté nécessaire. « Où est-il ? »
Sans formuler de réponse, il se saisit de son poignet fébrile, pour l’entrainer non loin, au détour de quelques couloirs, sans que leur destination ne la surprenne. « Les appartements de père…., évidement … » Marmonna la Sirène en se forçant à n’avoir de pensées pour les autres souvenirs qu’elle était parvenue à éviter. Le battant était resté ouvert, tout comme les baies donnant sur l’extérieur, desquelles parvenaient une fraîche brise certainement destinée à amoindrir la fièvre du malheureux.  Malgré ce vent naïf, la pièce était imbibée de l’affligeant remugle de feu le seigneur de la ville, mêlé aux relents de souffrance de sa progéniture. Avétis II Irvyyn était étendu là, sur la couche de leurs ancêtres, le corps d’une lugubre pâleur pour un représentant de l’engeance sombre, des linges humides lui dégoulinant sur le front. Le dénommé Mesym resta en retrait alors que la Mercante s’approchait à pas mesurés de celui qu’elle était venue retrouver, avec autant d’envie que de crainte, lui attrapant délicatement la main qui reposait le long de son corps moite.

« … Shyn…. » Parvint à grogner le Dokkàlfar en ouvrant avec lenteur ses yeux d’or liquide. «  …Tu es là… »
La paume de la douce-amère se resserra à ces mots. Que pouvait-elle répliquer d’autre que d’aberrants lieux communs ? Que lui dire pour le tenter de le rassurer, surtout de se rassurer, alors que le moindre mensonge était vain… « Je suis là, je serais toujours là.. »

S’agenouillant près du meuble de bois noble, Shynrhaella posa sa tête éreintée contre le flanc brûlant du dernier membre de sa maisonnée. Sentir cadence de sa respiration, bien que faible et vraisemblablement pénible, l’apaisait un peu.  Sa poigne se fit plus forte encore, peut-être lui faisait-elle mal, il n’en disait rien. Un profond silence se fit tandis que l’on fermait l’issue sur la fratrie maîtresse des lieux.


****


{ Quelques jours plus tard. }


« Combien de temps lui reste-t-il ? » Demanda l’Ondine en portant à ses lèvres une coupe d’un liquide d’un rouge tellement opaque qu’il en paraissait noir. Le chat sur ses genoux faméliques osa un téméraire feulement adressé à un congénère envieux de sa place de choix. «  Assez. » Lâcha froidement Shynrae en le poussant à descendre, sans cesser de soutenir du regard le groupuscule avec lequel elle s’était attablée.

« Les médecins affirment qu’il ne passera pas la fin de cette heptade… D’autres que chaque nuit est  une bataille de plus, victorieuse. » Se hasarda un damoiseau basané lui faisant face. « La nouvelle aube attise l’espoir en nos consciences éprouvées. Peut-être … »

« Il suffit, Ajjrhan. Nul besoin de nous écœurer de votre empathie. Si cela attendrissait mon frère d’être ainsi cajolé de ce genre de propos ce n’est aucunement mon cas. » L’Alfe s’était redressée en l’interrompant, emportée par la dureté de ses propos. « Shynra…. » Se sentit obligé d’ajouter son époux, Augustus Sin’Dorah, qui avait fait le déplacement et avait gagné Mydh le jour même.  Lui intimant le silence avec fermeté, elle poursuivit.

« Plutôt que nous apitoyer sur la cruauté de la fortune, il nous faut songer à la suite. Ce qui attend le Vilésan quand son Emir ne sera plus, ce qui n’est guère plus qu’une question de temps. »
Seuls les paons d’Arsar, au dehors, objectèrent, alors que les convives se terraient dans un mutisme autant dû au cruel manque de compassion de la Sirène, qu’à l’importance de son interrogation. Les uns se servirent à leur tour à boire, les autres laissaient leur regard se perdre dans le vague, attendant que quelqu’un ait l’audace de répliquer.

« Ce qu’il convient de faire, est évident, Dame Irvyyn. » Trancha le Haut-Commandant de Vilius, éminence ayant toujours fait partie de l’entourage de la lignée, d’aussi loin que la Grise se souvienne. « Poursuivez, Ayabal. »
« Pourquoi s’inquiéter de la descendance du noble sang Symryvvin, puissent les Trois nous pardonner de leur perte, quand il s’écoule encore en torrents dont la fougue n’est plus à démontrer ? Pourquoi, s’alarmer d’un sujet qui s’est résolu de lui-même, il y a de cela quelques jours.. »
« Vous dites .. ? »

« Vous n’êtes en rien candide, Shynrhaella, alors ne jouez point de la sorte. » Reprit Mesym, les lippes tirées en un rictus amusé malgré la raideur de son timbre. « Vous le saviez, tous nous savions, en vous rendant ici, qu’elle serait l’issue de votre séjour. Pour votre frère, dont la disparition nous accable, ainsi que pour vous. Il semblerait que vous soyez sur le point de devenir à votre tour la Princesse Ointe des Oliveraies, Emir de Vilius et Maharané des possessions Irvyyns, ce n’est guère plus qu’une question de temps, pour reprendre vos propres mots. »
A l’unisson, acquiescèrent ceux qui avaient précédemment servi Avétis II Irvyyn, son père Allister avant lui, et désormais la dernière-née du lointain sang Impérial.






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Jïnn


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Esprit Celeste
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Re: Shynrhaella Irvyyn Sin'dorah | Princesse Ointe des Oliveraies






Que l'Aventure commence !



Ci dessous, voici quelques liens qui pourront accompagner tes premiers pas sur les Sables de Valgaraan ;
♦ La Foire aux RPs, où se concentre la recherche de partenaires d'écriture.
♦ Le Recueil des Epopées, qui relate les divers récits des citoyens Valgaraans. Il sert en outre à tenir les mémoires d'aventure de ton personnage.
♦ Les Questions & Suggestions ou encore le Fil du Parrainage, s'il fallait affiner tes connaissances.

Renseignements du Recueil ;


♦ Occupation/Profession : Émir de Vilius, Grande Mercante de la Compagnie du Couchant

♦ Lieu de Résidence : Vilius & Nevenè {Siwalar}

♦ Race/Sexe Blàràlfar {Alfe Azurine}, Féminin






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Shynrhaella Irvyyn Sin'dorah | Princesse Ointe des Oliveraies
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