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Prince Nadiyb A'dar | Masque d'or sibyllin
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Nadiyb A'dar


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Recueil

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♦ Occupation/Profession :: Prince de Lasai, Membre du Haut-Concile de Valgaraan
♦ Race/Sexe :: Hvítàlfar {Alfe Clair}, Masculin
♦ Lieu de Résidence :: Lasai {Cynet}
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Prince Nadiyb A'dar | Masque d'or sibyllin




Nadiyb A'dar




Généralités



◈ (Nom)
A'dar
◈ (Prénom) Nadiyb
◈ (Titre(s)) Prince de Lasai, Suzerain des Cités centrales, Grand-Maître du Cercle d'Argent, Souverain du Vermeil et du Sinople
◈ (Race) Humain au métissage dokkàlfar
◈ (Sexe) Masculin
◈ (Age/Date de Naissance) Cinquante-deux printemps (Né le 3ème jour de la seconde heptade de Shirin)
◈ (Lieu de Résidence) Lasai
◈ (Occupation/Profession) Membre du Haut-Concile et Maître-Mercanti
◈ (Possessions/Biens) Outre les nombreuses terres céréalières et propriétés dont il est le plénipotentiaire, Nadiyb est également l'heureux bénéficiaire de l'une des rares carrières de marbre de porphyre rouge de tout le continent. C'est dans ce même domaine que fut découvert un foisonnant filon d'émeraude, jusqu'à aujourd'hui jugé intarissable, et qui rajoute au prestige lasari. Le vin de malvoisie, issu des riches vignes plantées sur les coteaux les mieux exposés, fait également la renommée des Princes de Lasai depuis des éons, et fournit la table des puissants.

Cependant, le joyau du prestige princier, le summum de son orgueilleuse palette de produits aguicheurs, reste le dernier élevage de griffons de tout Valgaraan. Espèce au sang presque éteint, la noble race des griffons compte encore quelques individus jalousement gardés par les Lasaris, qui en ont fait le bijou le plus convoité du Grand Sud. Ils sont exposés aux représentants des grands lignages, dans le but de les impressionner. Certains Princes de Lasai furent assez téméraires pour monter ces bêtes magnifiques, parfois au péril de leur vie. Mais au vu de leur rareté et du danger d'extinction les menaçant, ces créatures sont à présent exhibées plutôt que montées.



Descriptions



◈ (Apparence & Compétences Physiques)


Un lignage des plus prestigieux ne pouvait donner plus noble créature que lui.

Issu des Princes de Lasai, déjà là avant même l’avènement d’Azahsar le Tout-Puissant, Nadiyb IX, fils de Nadiyb VIII, est le fruit de centaines d’années de mariages et d’unions entre les plus beaux partis du sud de Valgaraan.

Sa peau bronzée avec délicatesse par l’ardent soleil des contrées australes, sa lisse chevelure noire aux légers reflets bleutés, ses yeux couleur du ciel éclatant dépourvu de nuages, perçants et magnétiques, comme deux pôles attirant le regard au même titre que le compas indique le nord… Il avait les sourcils arqués et expressifs, et une légère barbe teinte au henné, si bien entretenue que même les hommes plus âgés en tiraient quelque jalousie. A l’aube de ses trente printemps, Nadiyb était considéré, à tort ou à raison, comme l’être le plus sublime du Cynet, voire du Sud tout entier.

Mais les dieux peuvent se montrer cruels, et la divine Basmat ne pouvait supporter qu’un « mortel » puisse être son égale ici-bas.

Depuis l’horrible incident lui ayant meurtri les chairs, Nadiyb ne peut plus montrer son visage. Ou plutôt, ce qu’il reste de son visage. Sous le masque d’or ouvragé par l’un des meilleurs orfèvres de la région, les formes majestueuses de ce qui fut le minois le plus prisé de Cynet ne sont guère plus qu’un amer souvenir, transformées en véritables cauchemars pour leur porteur. Ne subsistent de sa gloire d’antan que ses orbites céruléennes, la dernière fierté d’un visage ravagé.

Comme séduire par sa beauté ne lui est plus possible, Nadiyb a préféré séduire par sa prestance. Droit et fier, fils idéalisé de son père, et fierté de sa mère, le Prince a passé sa vie à perfectionner sa tenue et son élégance. Ses pas sont mesurés, assurés en toute circonstance. Jamais un seul de ses gestes n’est laissé au hasard, et toujours exécutés avec une grâce féline qui n’a rien à envier aux Feri’ims. Avec ses airs régaliens, Nadiyb sait captiver l’attention, la dérober pour ne la relâcher que lorsque lui seul le souhaite. Sa voix est de la même matière que son masque, et aussi chaude et riche que la Cité de Lasai. Quand il ordonne, ils exécutent. Quand il demande, ils répondent. Et quand il parle, ils écoutent.

Toujours vêtu à la mode des Princes de Lasai, allant des capes de velours pourpre aux caftans de taffetas brodés à l’or de nombreux motifs. C’est toujours avec un goût prononcé pour le luxe, et une préférence particulière pour l’or et le porphyre, que se vêt l’homme le plus puissant entre le Ladeas et l’Elleb. S’il porte souvent des coiffes rehaussées d’or et d’argent, il aime également exhiber son orgueilleuse toison, qui elle a survécu aux affres du passé.

A défaut de posséder une figure des plus angéliques, le Prince possède un charme des plus envoûtants.

◈ (Psychologie & Connaissances)

Pour Nadiyb, le monde n’est qu’une vaste partie d’échecs. Avec ses pions, ses tours, ses dames, ses rois… Et s’il n’a jamais accepté que dans ce jeu, le roi soit la pièce la plus démunie de toutes, cela n’en reste pas moins son occupation préférée. Livrer des duels passionnant à l’ombre des oliviers, et mettre à bas chacune des petites pièces de nacre de son adversaire, tout cela sous le regard bienveillant de son ancien précepteur, Idriss de Cybèle. Le Prince de Lasai a appris à conserver auprès de lui des conseillers à la fois loyaux et intelligents ; deux qualités dont est pétri ce vieux professeur des arts tactiques et stratégiques. Nadiyb est loin d’être un idiot autocrate, et sait écouter ses consultants lorsqu’il doit prendre une décision difficile. Néanmoins, ce n’est pas pour ça qu’il partage tous les détails de sa politique avec eux…

C’est un homme qui aime cultiver le mystère. Le mystère attire le regard, il fait se poser des questions. C’est peut-être le meilleur moyen de capter l’attention de quelqu’un, et de la retenir comme une frêle pâquerette entre le bout de ses deux doigts. Nadiyb a longtemps travaillé ses manières et son corps, mais également son esprit, comme un athlète se préparant aux jeux. Il en résulte un véritable stratège, rompu aux arts oratoires et aux sports de l’esprit, qu’il entretient tel un joyau sur son écrin doré. Et s’il est aussi intelligent, si malin et si rusé qu’il en a l’air, il reste une légère faille par laquelle il est parfois possible de s’engouffrer ; son inénarrable narcissisme. Il a de quoi être fier de lui, et se prend pour un dieu parmi les Hommes. L’arrogance des Princes de Lasai coule dans ses veines avec la même fluidité que celle de ses ancêtres, mais sans tomber dans l’égocentrisme aveugle de certains d’entre eux. Il trouve bien plus jouissif de vaincre un ennemi qu’il a estimé à sa juste valeur, que de se battre vainement contre un adversaire qu’il sous-estime, et qui finit par entacher son ego d’une défaite. Son précepteur n’a pas omis de lui parler d’Ozehr III, son ancêtre le plus arrogant, qui était parti affronter les milices naazshisates en pensant n’avoir affaire qu’à une bande de paysans désorganisés. Nadiyb sait qu’un esprit trop sûr de lui peut perdre bien plus qu’une bataille, mais une guerre toute entière.

Cela n’empêche pas le Prince d’être le plus fier et orgueilleux Cynétien de tout Valgaraan...



Ascendance & Origines




◈ (Parents)
Nabiyb VIII A'dar de Lasai (†) et Shaani de Mushi (†)
◈ (Fratrie) Hasheera (petite sœur ; 37 ans) et Ozehr (petit frère) (†)
◈ (Descendance) Mishanek (bâtard métissé dokkálfar ; 25 ans)




Contextualisation





◈ Quels souvenirs garde votre personnage de la ville où il est né ? Y réside-t-il encore, ou sinon, pourquoi en est-il parti ?



Lasai est le berceau des ancêtres de Nadiyb. Et comme ses illustres ascendants, ses premiers cris retentirent au sein-même du palais princier, au plus haut de la Cité. Comme son père avant lui, il était né dans l’un des joyaux du Cynet, la perle rare du Grand Sud, bijou architectural des plus renversants : Le Biyrah, le Palais Pourpre.

C’était un immense réseau d’édifices mirifiques, mélangeant les styles antiques et impériaux avec une harmonie rare et délicate. D’immenses stoas aux colonnes d’arcs polylobés côtoyaient d’imposantes coupoles fraîches sous lesquelles foisonnaient les muqarnas et les mosaïques démesurées. Maintes batailles y étaient décrites, ainsi que maints épisodes religieux, courant sur des longueurs de murs extravagantes. L’arrogance des Princes de Lasai avait permis l’importation de nombreuses matières de luxe, telle que la faïence, différentes céramiques, ou encore les bois les plus rares du continent. Ce qui donne son nom au Palais Pourpre, néanmoins, reste le marbre porphyre directement extrait des carrières princières, et qui jalonnent nonchalamment l’orgueilleuse résidence comme un pied-de-nez à tous les visiteurs. Ce palais démesuré ne s’est cependant pas construit en un jour, et chaque salle, chaque colonne, voire chaque jardin agrémenté de vasques et de fontaines, est l’œuvre d’un Prince différent.

Nadiyb y est né, s’y trouve, et y restera jusqu’à sa mort. Car même lorsqu’il voyage sous le pavillon de son propre État, le Prince se languit de son joyau. Enlevez un seul anneau d’or à votre main malingre, et vous vous sentirez comme dépossédé. Le rayonnement du palais a agi comme une malédiction vaniteuse sur les esprits des Princes lasaris. Plus aucun d’eux ne souhaite s’en éloigner trop longtemps, de peur qu’en cours de route, ils ne puissent plus revoir ses fastes et sa magnificence…


{Si votre personnage réside dans une localité différente de celle de ses origines}
Le considère-t-on comme un étranger là où il vit ?



///


{Si votre personnage réside dans une localité différente de celle de ses origines et Si la réponse à la question précédente est positive}
Que reste-t-il de la Culture d'où il est natif ?



///


◈ De façon générale, comment votre personnage est-il perçu par ceux qui l'entourent ?



Ceux qui côtoient Nadiyb, outre ses nombreux serviteurs et ses intimidants gardes du corps, s’accordent à dire que le Prince de Lasai est un personnage intriguant. Plus que son masque d’or sous lequel il dissimule ses traits, ce sont sa voix, ses yeux bleus intenses, et ses mouvements gracieux qui captent l’attention. Tout en lui révèle une profonde noblesse, et une attitude faite pour charmer l’auditoire. Il se trouve tant à l’aise dans sa verbe et ses mouvements que ces derniers lui sont d’un grand secours pour le négoce. Les marchands apprécient énormément de deviser avec Nadiyb ; bien qu’il ne se laisse pas facilement berner par leurs petits tours, que le souverain prendrait très mal. Certains diraient que c’est l’orgueil d’une langue acérée qui déteste sentir ses oreilles s’engourdir d’une rivale.

Le dernier membre de sa famille proche, sa sœur Hasheera, lui voue à la fois un amour fraternel sans borne, mais également une légère appréhension à chaque repas qu’ils partagent. Elle le sait rempli de secrets, et très évasifs sur certains sujets. Cela ne la gênerait pas outre-mesure, si elle n’avait pas l’impression qu’elle était en partie concernée par ses silences et ses détournements de questions. Les yeux bleus pour lesquels elle avait développé tant d’affection au cours de sa jeunesse commencent à la mettre mal à l’aise, et anxieuse. Que veut-il ? Que souhaite-t-il ? Est-ce simplement son imagination ? Seul le Prince le sait.

Son fils Mishanek n’est pas tous les jours au côté de son père. En sa qualité de bâtard, reconnu mais non-légitimé, cet hybride d’Alfe Clair est élevé par un précepteur loin des fastes de la cour, dans la froideur d’une chambre qu’il n’a jamais considéré comme la sienne. C’est Nadiyb qui décide où, et quand ils peuvent se voir. Peu d’affection les lient, au grand dam de l’enfant, qui n’a toujours souhaité qu’une seule chose ; devenir l’héritier parfait. Le plus frustrant reste peut-être qu’il aurait pu l’être, s’il était né du ventre de quelqu’un d’autre. La relation entre le père et le fils tient plutôt de celle du maître et de l’élève. Mishanek boit les paroles de son géniteur, qui, s’il est loin de lui accorder la légitimation qui l’obsède tant, est prêt à l’utiliser pour d’autres raisons bien plus avantageuses…

Les regards des gens sont contrastés. Certains sont mal à l’aise, d’autres sont passionnés. Le Prince ne laisse pas indifférent. Et pour la plupart, même, il fascine.



◈ Par qui votre personnage a t-il été éduqué ? Dans quel environnement ?



L’apprentissage d’un Prince est sans doute l’étape la plus importante de sa vie. Bien avant son couronnement, ses grandes réalisations, ou son apogée. C’est au terreau fertile et aux racines profondes que l’on reconnaît l’arbre le plus imposant.

Nadiyb fut élevé dans la tradition. Ses précepteurs étaient un mélange d’érudits venus du monde entier, et de prélats religieux aux barbes couvertes d’or et aux paroles aussi saintes qu’ennuyeuses. Une ribambelle de philosophes étaient entretenus par son père, au même titre que le fut le maître d’armes. Cependant, le stratégie, tout comme les disciplines rhétoriciennes et logiques, rencontrèrent plus de succès auprès du Prince que le maniement du sabre. Une négligence accueillie froidement par son père, alors considéré comme l’un des meilleurs bretteurs de la région. Son fils était un homme de l’esprit plutôt qu’un homme d’armes, et la plupart de ses professeurs étaient enchantés de pouvoir développer esprit si foisonnant. Seuls les prêtres et les religieux boudaient l’absence d’engouement dans les études théologiques de Nadiyb, qui n’avait jamais été un fervent admirateur de la religion. Tout au plus un pratiquant dubitatif, sans curiosité aucune pour la profondeur de la foi.

Nombreux furent ceux qui prétendirent que son accident était l’œuvre des dieux, punissant son orgueil démesuré. Aucun cependant n’osa le répéter au principal intéressé…



◈ Votre personnage a t-il voyagé sur Valgaraan ? Jusqu'où est-il allé et pour quelles raisons ?



Tout le monde voyage, en Valgaraan. Du plus petit vagabond au plus imposant des émirs, en passant bien sûr par les armées de marchands battant la campagne et les sables du désert.

Au cours de sa vie, Nadiyb a sillonné les territoires de l’Empire. Mais s’il ne s’est rendu qu’une seule fois en Iensar, la plupart de ses destinations étaient les grandes Cités du Sud, allant de la pointe de Myernion à la péninsule de Cybèle. Il s’est arrêté maintes fois en ces villes de prestige, afin d’y rencontrer les grands de ce monde. A peine venait-il juste d’atteindre la maturité qu’il s’agenouillait déjà devant l’Impératrice qui, si elle l’impressionna par sa taille, le déçut par son attitude quelque peu lunatique et capricieuse, telle une monture mal dressée. C’est en Asasius que Nadiyb se rendit souvent, plus encore maintenant qu’il est Conciliaire, rêvant de son faste et de ses riches édifices abritant moult richesses. La Citadelle Souveraine et ses merveilles égalaient presque le Palais Pourpre. Presque, car le Palais Pourpre était l’une de ses possessions, et que le Prince péchait souvent par orgueil.

Il a écumé tant le Cynet que le Siwalar, observant l’immuable majesté des Monts d’Or, ou le calme reposant de la mer Garaane, de la même teinte que le firmament dépouillé de tous ses nuages. Les cités de Naazshisa et de Myernion ne sont plus un secret pour lui, tant il y multiplia les visites protocolaires. Nevenè fut terreau fertile pour le commerce avec Lasai, si bien qu’il s’y rendit plus d’une fois. La vie du Prince, doublée de celle du Maître-Mercanti, permet de nombreux voyages, sources d’enrichissements tant intérieurs qu’extérieurs...



◈ Quelles croyances dominent sa vision du monde ? Sont-elles celles avec lesquelles votre personnage a grandi ?



Baigné par la lumière des prêtres et des pontifes depuis sa plus tendre enfance, nombreux sont ceux qui auraient pensé que Nadiyb deviendrait un dévot, adepte de prières et de livres saints. Pourtant, au cours de sa longue formation pour devenir le plus grand Prince de Lasai, différentes écoles de pensée se sont disputé l’esprit du jeune homme. Comme ses précepteurs venaient des quatre coins du continent, leurs pensées et leur philosophie étaient parfois bien exotiques, et Nadiyb apprit les écrits de Sa’azhin, les préceptes de Kalfyyas, et les recommandations morales d’Omasir le Chauve.

Sa manière de penser fut à jamais changée par son précepteur préféré, le très influent Idriss de la lointaine Cybèle. Maître en polémologie, stratégique et tactique, mais également grand orateur et rhétoricien de talent, il enseigna à Nadiyb comment développer son esprit critique, ainsi qu’une croyance basée sur lui-même, et ses objectifs. Il aura su tirer parti de la vanité et de l’orgueil du Prince, afin d’en affiner la pensée tel le forgeron aiguisant sa lame. Délaissant les prélats de son père pour se tourner vers une vaste gamme de philosophes et de spécialistes en tout genre, il finit par beaucoup moins fréquenter le Temple et ses grands pontes.

Ce n’est pas pour cela qu’il ne s’occupe plus d’eux, tant il comprend l’importance de la religion, de sa contribution à son propre pouvoir, et à la concorde de la plèbe. S’il a jugé ne plus avoir la faveur des dieux depuis son accident, il est encore présent à nombre d’offices dans divers sanctuaires de la Cité, afin d’entretenir de bonnes relations avec le clergé.

Croit-il ? Ou est-il trop intelligent, trop aiguisé pour s’abandonner à la Foi ? Lui-même est encore sur la question, depuis la moitié de siècle qu’il foule cette terre abandonnée des dieux...



◈ Votre personnage est-il affecté par la Souillure? Si oui, quelles compétences possède t-il et comment les a t-ils découvert puis développés?



///



{Si votre personnage est doué d'aptitudes aux maléfices}  Ces aptitudes sont-elles notoires ? Si non, comment votre personnage les dissimule-elles ?



///



◈ Que faisait votre personnage et où se trouvait-il lors de l’Aube Morne ?



Nadiyb se souvient précisément de l’heure à laquelle il apprit les événements de l’Aube Morne. C’était pendant le dîner, alors qu’il bavardait courtoisement avec sa sœur, et devisait avec son ancien précepteur. La nouvelle était tombée comme un couperet de boucher sur sa table de travail, et les visages autour de lui étaient devenus blêmes en entendant le rapport de l’estafette. Un vent d’effroi s’était insinué dans le drapé de sa sœur, tandis qu’Idriss de Cybèle calculait avec lenteur les répercussions que la perte de la famille impériale aurait sur tout Valgaraan. En réalité, il n’y avait qu’un seul homme calme, au milieu de ce tumulte d’émotions.

Le Prince de Lasai n’avait pipé mot, se contentant de renvoyer le messager. Mais si la nouvelle était loin de l’émouvoir, sous son masque d’or mystérieux, il n’en réfléchissait pas moins aux conséquences. Il s’était levé, mettant fin au dîner. Il ressentait l’envie d’être seul pour planifier ses prochains mouvements, qui devraient sans doute être rapides et précis. Car face à la mort de ce noble lignage, ciment de tous les peuples du continent, l’Empire était tombé à genou, frappé en plein visage par la mornifle du destin.

Sa réaction fut prompte et calculée. Un émissaire fut envoyé à Mhanfar Alsakhr. Un message secret, au contenu entouré de mystère, parvint entre les mains torves du Chancelier. Nadiyb était Prince de Lasai. Il avait la politique dans le sang.

Ainsi Nadiyb se remémore-t-il cette nuit très spéciale, où l’Empire vacilla, flamme dansante d’une bougie, soumise aux caprices du vent terrible soufflant sur le Valgaraan...



◈ Comment a t-il appris l’événement et y a t-il réagit ? Comment les conséquences de ce drame ont influé sur son existence ?


Voir plus haut.



◈ Quel regard porte votre personnage sur le Haut-Concile de Valgaraan ?



Quels termes emploie-t-il, déjà ?

Ha, oui.

Une foule d’animaux exotiques braillant à qui veut l’entendre la grandeur de leur porcherie…

Nadiyb a souvent plissé le nez, en observant les seigneurs de Sil’Rin et de Naazshisa siégeant à ses côtés. L’avantage de porter un masque en de telles circonstances…
Il dédaigne les décisions prises au Haut-Concile, et ce même s’il s’y implique beaucoup, et participe énormément à celui-ci. Il sait le prestige qu’il peut lui donner, et l’existence politique qu’il peut lui conférer. Son implication est loin d’être le fruit de l’unité entre les différents peuples de l’Ancien Empire, mais plutôt le sage calcul de l’utilité d’une telle structure pour faire entendre la voix de Lasai, et d’asseoir un peu plus son pouvoir sur le Cynet… Voire au-delà.

Depuis Asasius la grande, lorsque le Concile se réunit, on sait lorsqu’arrive le grand Prince des Lasaris. Dédaignant les vols en dirigeable, considéré comme impropre à une entrée en grandes pompes, il fait le voyage à dos d’éléphant, accompagné de tout un cortège de gardes et de serviteurs. Il est dit que ses Prophyles, qui l’accompagnent en toute circonstance, refusent également de monter dans les ballons d’air chaud pour la simple et bonne raison qu’ils ont peur, comme beaucoup de Feri’ims, de mettre ne serait-ce qu’une patte à bord de ces grandes nacelles. Mais qu’importe. Nadiyb entre en pompes dans la Cité des Empereurs pour rappeler qui il est, autant à la populace qu’aux pontes du continent.

Lasai est riche. Lasai est puissante. Que tous le sachent, que tous l’honorent.



◈ Où réside votre personnage et de quoi vit-il ?



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◈ De qui s’entoure-t-il au quotidien ? Quel genre de relations entretient-il avec les autres ?



Voir plus haut.



◈ A quoi aspire le plus votre personnage ? Quels moyen est-il prêt à mettre en œuvre pour approcher (ou atteindre?) ce but ?


Que veut le Prince de Lasai ?

Nombre d’hommes et de femmes se sont posés cette question. Que peut bien cacher ce masque inflexible, dont l’or immuable recouvre un secret, un mystère qu’ils ne peuvent comprendre. Bien peu de gens connaissent Nadiyb, ce qu’il est, ce à quoi il aspire. Même ses plus proches conseillers, même sa tendre sœur, ignorent la réponse à cette fâcheuse problématique. Il agit en secret, par calcul, après de courtes et de longues réflexions. Il demande des avis, mais n’en fait guère plus. Il n’est pas dans ses habitudes de s’éterniser sur une question avec ses aides de camp. Car en tout chose, Nadiyb a toujours pris soin d’entretenir la brume enveloppant ses plans, camouflage façonné d’actes imprévisibles et de coups de théâtre. Tel, en fait, qu’il parvient à cacher ses véritables attentions jusqu’à la dernière étape, jusqu’à la dernière carte sur son délicat château. C’est un maître des plans. Des plans dans les plans. Et des plans qui ne sont pas des plans. Ou cachant d’autres plans, qui n’ont jamais été vus comme tels.

Pour parvenir à ses fins, le Prince use de tous les stratagèmes. Comme l’a très justement dit son précepteur Idriss de Cybèle, la fin justifie les moyens. Et des moyens, Nadiyb en a un cortège à sa disposition. De telles ressources entre des mains si promptes à en user, et même en abuser, rend notre homme dangereux au possible. Il sait choisir son ennemi, en fonction de la façon dont il pourrait le vaincre. Il sait jauger ses alliés, en fonction de la façon dont ils pourraient lui nuire.

Que veut le Prince de Lasai ?

Au fond de vous, au détour de votre esprit, vous savez ce qu’il veut par-dessus tout.



Histoire



Le soleil se levait à peine, sur le glorieux palais pourpre des Princes de Lasai. Eté comme hiver, il dardait toujours sa lumière bienfaitrice sur la demeure des dieux vivants, éblouissant les cœurs de touts les habitants de la Vermeille, du plus grand au plus petit. Dédale de chambres et d’antichambres, de couloirs interminables et de salles gigantesques, le Biyrah est l’œuvre la plus aboutie de sa lignée princière, le joyau ultime posé sur leur couronne déjà pesante d’or et de pierres précieuses. Un bienfait pour les Mortels. Un affront pour les Dieux.

Et dans l’une de ces chambres somnolait encore le rival des divins, drapé dans la soie satinée, au côté d’une jeune et frêle créature dont les origines syyrniques ne faisaient aucun doute. Sur son visage serein, encore loin des rais de lumière apportant réveil et chaleur, pas une seule imperfection. Il était l’aboutissement de siècles de mariages entre les plus beaux partis du Cynet, le fruit de la beauté et de la grâce, de la noblesse et de la majesté. Parangon à l’éclat de magnificence, même endormi, il aurait fait fondre les cœurs des femmes de toute la Cité.

Et une ombre passa devant ses yeux, apportant un léger changement de luminosité qui ne le fit se réveiller. Seul le cri perçant de la semi-syyrn le fit émerger des songes embrumant son esprit. Et là encore, face à la vision d’horreur sur laquelle se ranimait son regard, Nadiyb eut bien du mal à croire qu’il était réellement éveillé. Cauchemar que cela, car cela ne pouvait être vrai.

Il hurla à la manière des porcs que l’on égorge, lorsque le liquide corrosif lui fut jeté en plein visage. Il roula sur le côté en se mettant à genou sur son lit, tremblant encore de douleur et d’incompréhension. Il n’osait toucher son visage en train de fondre, et continuait de beugler son effroyable souffrance en gardant la tête vers le bas, impuissant alors qu’il observait en tremblotant de petits morceaux de chair se détacher et tomber juste devant lui. Une chair rongée, rougie, rugueuse, et fumante. De la fumée, oui. Elle s’échappait de son visage ravagé, dont seuls les yeux étaient jusqu’à présent épargnés.

Nadiyb tenta de se relever, plusieurs fois. Il lui fallut l’aide de son amante d’un soir pour qu’il puisse s’extirper de son lit, et prendre appui sur le mur en y plaquant son dos. Ses jambes flageolaient, ses mains étaient prises dans une série de mouvements erratiques. Il avait presque le souffle coupé, tant son aberrante torture était vive et insoutenable. Pourtant, à travers les mèches de cheveux en bataille devant son regard bleu céruléen, et la fumée s’estompant peu à peu, il vit son propre frère, une fiole à la main, le braver d’invectives et de camouflets.

« Elle était mienne, mon frère ! C’est la dernière que tu me prends ! »

Et, suite à ces paroles de dégoût, et à la fuite d’Ozehr son jeune frère, le corps chancelant de Nadiyb glissa contre la paroi du mur, retombant sur le sol. En proie à l’intensité de la douleur, tandis que la jeune femme ayant partagé sa nuit fonçait chercher de l’aide, le jeune seigneur sombrait dans une sorte de léthargie à demi-consciente, dans laquelle sa douleur n’était plus qu’un écho lointain, et où les sons se distordaient l’un après l’autre, comme une symphonie ratée au cours de laquelle chaque musicien s’arrêterait tour à tour de jouer. Son regard s’emplit de points noirs, et la dernière chose qu’il vit fut son reflet dans le grand miroir, plus loin dans la pièce.

Il hurla de désespoir une dernière fois, avant de sombrer dans l’inconscience…





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Jïnn


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Re: Prince Nadiyb A'dar | Masque d'or sibyllin



Bon....ahem.... Sérieusement, ya t-il vraiment un commentaire à faire sur cette petite merveille? Tenez bien les longes des éléphants et autres montures d'apparat...Car Nadiyb A'dar is coming to town !




Que l'Aventure commence !



Ci dessous, voici quelques liens qui pourront accompagner tes premiers pas sur les Sables de Valgaraan ;
♦️ La Foire aux RPs, où se concentre la recherche de partenaires d'écriture.
♦️ Le Recueil des Epopées, qui relate les divers récits des citoyens Valgaraans. Il sert en outre à tenir les mémoires d'aventure de ton personnage.
♦️ Les Questions & Suggestions ou encore le Fil du Parrainage, s'il fallait affiner tes connaissances.

Renseignements du Recueil ;


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